" Difficile de donner ses impressions sur cette toile qui nous fait découvrir un important auteur « visionnaire » et une adaptation réussie sur beaucoup de points. L’apport de technologies contemporaines, musiques multi-phoniques, vidéos, lumières ainsi que le jeu impressionnant des acteurs ( très bons) servent le surréalisme et le classicisme de ce petit chef d’œuvre de la culture polonaise. Intemporel et actuel font bon ménage grâce à la vision et la force et la générosité de la mise en scène. Urszula Mikos nous avait déjà transporté avec Trio et Kordian, autres chef d’œuvres de cette culture européenne empreinte de justices, de rêves et d’analyse…politique. Ici, ces thèmes de pouvoir, patrie, révolution sont abordés et laissent l peuple « dieu » se faire sa raison, sa place devant l’humanité. "
Musea

" Oui! un choc bluffant, scotchant en voyant cette « comédie non divine » de Krasinski qu’il écrivit à 20 ans, en 1833 ! Quelle fulgurance, quelle mise en lumière de ce qui nous échappe et qui est pourtant si évident : la tragi-comédie des pouvoirs et idéologies mascarades. C’est vrai, le poète a toujours raison ; il cherche, dans la douleur, une aurore nouvelle en étant la mauvaise conscience de son temps.
Comme vous l’avez bien restitué par votre mise en scène étonnamment percutante, cet univers carcéral fait d’incompréhension, de folie de l’homme, ce choc des images déformées en camaïeu de gris, qui m’a fait penser au monde angoissant, étouffant de Munch ou d’Ensor. Cette alliance ou plutôt cet alliage des images, des sons, des chœurs et des personnages imbriqués en puzzle est remarquable comme dans le théâtre grec antique. Merci pour cette belle idée aussi, le visage de l’enfant en couleur, éclairant l’Avenir et le pressentant à travers ses paupières closes.Voilà ce que je voulais vous dire : nous n’en sortons pas indemnes et c’est tant mieux ! "

Annie Mocair

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